Les fondements historiques de la biodynamie -

 


Dans les années 1922/23, un groupe d'agriculteurs alla trouver Rudolf Steiner, philosophe et scientifique autrichien (Ecole Polytechnique de Vienne), afin d’évoquer avec lui les problèmes rencontrés dans leur travail. 
Ces agriculteurs avaient constaté la dégénérescence croissante des semences de nombreuses plantes cultivées et leur question était " Comment peut-on y remédier ? ".

Ils se basaient entre autres, sur les faits suivants : Autrefois on pouvait cultiver et récolter la luzerne jusqu’à 30 années de suite sur le même champ. Cette durée se réduisit à 9 ans puis à 7 ans. Lorsque la question fut posée, on était même bien content de pouvoir la garder 4 ou 5 ans. Autrefois, un agriculteur pouvait utiliser comme semence du seigle, du froment, de l’avoine ou de l’orge de sa propre récolte pendant des années. Mais dans les dernières années, il devait introduire fréquemment de nouvelles variétés de semences. On se trouvait à choisir entre une multitude chaotique de variétés qui disparaissaient après quelques années.

Un autre groupe s’adressa au Dr. Steiner au sujet de l’extension des maladies du bétail, particulièrement de la stérilité et de la fièvre aphteuse. 
A la suite de quoi, R.Steiner donna, dans un cycle de 8 conférences les fondements de l'agriculture biodynamique, en fait le nom fut donné plus tard.

Au cours de ses conférences Rudolf Steiner mit l’accent tout particulièrement sur les relations de la plante avec, bien sûr la Terre, mais aussi le cosmos dans son entier et non pas seulement avec la Lune comme il est coutume de l’entendre. Il développa aussi la notion des rythmes et de leur importance dans la vie de tout être vivant.

Il insista également sur l’importance de la vie du sol, sur la nécessité d’entretenir, voire de ramener, des forces nouvelles afin de régénérer les sols fatigués et pour ce faire, il donna un certain nombre d’indications pour l’élaboration de préparations spécifiques.

Les préparations biodynamiques -
Ils sont élaborés à base de minéraux, de plantes et de bouse de vache.

Les maladies des plantes -
En réponse à l’une de ces premières questions au sujet des "maladies" des plantes, Rudolf Steiner expliqua que la plante ne peut, d’elle-même, tomber malade, mais c'est son environnement, et surtout le sol sur lequel elle pousse qui peut la rendre malade. Il faut chercher la cause des prétendues maladies des plantes dans l’état du sol et de tout l’environnement. 

Pour toutes les "maladies" qu'elles soient cryptogamiques ou dites du bois, nous avons observé que les plantes vivant sur un sol riche en vie microbienne résistaient mieux que les autres. Béchamp, collaborateur de Pasteur, a beaucoup insisté sur la notion de terrain, c'est-à-dire, de ne pas se polariser sur les seuls microbes.

En biodynamie, la "maladie" de la plante n’est pas perçue comme un problème crucial en soi, mais plutôt comme un indicateur d’un sol malade lequel, n’est plus en mesure d’apporter à la plante l’ensemble des éléments dont elle a besoin.

En présence d'une maladie ou de l'envahissement d'une culture par tel parasite ou tel autre nous devons rechercher en tout premier lieu quelles sont les causes de cet état de fait afin d'y remédier au plus vite, ce qui bien sûr ne nous exonère pas d'utiliser les moyens mis à notre disposition pour sauver la culture et maintenir ainsi l'équilibre économique du Domaine, élément indispensable à sa pérennité économique et sociale.

Par cette approche différente et l'emploi des différentes préparations biodynamiques nous régénérons les sols et, les plantes par voie de conséquence, renforçant ainsi leur propre immunité, les rendant moins tributaire des aléas climatiques ou pression cryptogamique par exemple.
Le travail n'est pas fondé sur une lutte à l'aide de tel ou tel produit mais sur un travail de fond, de paysan, au sens le plus noble du terme.

Les rythmes -
R. Steiner insista également sur l’importance à travailler les sols selon les grands rythmes biologiques et cosmiques. En effet, il n’y a aucune vie sur Terre qui ne soit dépendante de rythmes précis, leur perte est de nature à engendrer toutes sortes de dérèglements et de maladies. On peut ainsi citer le cancer qui est l'expression d’un non-rythme c’est-à-dire un développement anarchique de cellules.

En agriculture biodynamique, le travail du sol, l'épandage de compost, la taille ou les traitements sont généralement réalisés en fonction de la "position" des planètes. Pour ce faire, nous disposons d'un calendrier cosmique basé sur la "position" de la Lune, du Soleil et des différentes planètes devant le zodiaque. En effet, le sol, la plante ou l'animal réagissent différemment suivant la disposition des planètes à une période donnée (tout le monde sait que dans les temps passés les bûcherons coupaient le bois d'œuvre en fonction de la Lune).

Le respect du rythme de la plante, de l'animal et de la Terre, oblige alors l'agriculteur à modifier l'approche de son travail. Il n'est plus exploitant agricole mais responsable d'un Domaine agricole dont il ne sera plus le "chef" mais l'artisan d'une harmonie fructueuse.

Dégénérescence -
Pourquoi cette situation, qu'elles en sont les raisons premières ? 
La Terre est un organisme vivant et en tant que telle passe par différents stades. Après une phase juvénile, avec ces gigantesques forêts qui ont donné les grandes concrétions de charbon à travers le monde, l'évolution de la Terre est maintenant dans sa phase descendante. Les forces originelles qui ont porté les différentes agricultures au cours des millénaires écoulés ont fortement diminué et il appartient maintenant à l'agriculteur d'apporter des forces nouvelles à la Terre, afin de lui permettre de poursuivre son évolution et à l'humanité par voie de conséquence.

Nous pouvons affirmer à ce jour, que la quasi-totalité, pour ne pas écrire la totalité des maladies des plantes est un problème de dégénérescence. 
Ce processus de dégénérescence perçu, par ces agriculteurs dans les années 20 s'est étendu à toutes les plantes et sur toute la planète. Alors que faire ? se désoler, certes non ! d'autant qu'il est normal et qu'il s'inscrit dans l'évolution de notre planète et c'est dans ce cadre précis que R. Steiner nous a donné des indications très précises pour l'élaboration des préparations biodynamique permettant cette nécessaire régénération du sol et par voie de conséquence, de la plante qui pousse dessus et de l'animal qui la mange. 
Notre but est de vous donner des indications sur une autre façon de concevoir l'agriculture pour en assurer sa pérennité.

Comme vous pouvez donc le constater, les problèmes de dégénérescence que nous connaissons actuellement ne sont pas nouveaux ! Par ailleurs, il est intéressant de rappeler qu'en 1922/24, à l'époque du "Cours", toutes les fermes étaient en biologie et même si cette forme d'agriculture n'existait pas officiellement ! En effet, toutes les fermes avaient des animaux et n'employaient pas d'engrais, tout au moins au sens actuel du terme.

Certes, les pollutions ont aggravé, accéléré, amplifié la dégénérescence, mais il est toutefois inutile de s'alarmer outre mesure. Par contre, il convient de se donner les moyens d'inverser ces processus et les problèmes se résoudront d'eux-mêmes. Les sols ont de fantastiques pouvoirs de régénération, cette réalité est souvent méconnue. Avec le recul que nous avons maintenant, il est très encourageant de constater que des sols, en vignes sur vignes depuis des générations ont encore la faculté de se régénérer en quelques années. Si nous reconsidérions nos façons culturales actuelles, nous pourrions les remplacer par une agriculture prenant en compte un plus grand nombre de facteurs environnementaux et apporter des forces nouvelles pour la régénération des sols, c'est l'étape indispensable à la pérennisation d'une agriculture saine et rentable pour l'agriculteur.

Régénération -
La notion de régénération est absolument fondamentale et inhérente à la seule biodynamie. Aucun retour à une santé durable et notamment en ce qui concerne les plantes pérennes (vignes, arbres fruitiers, etc.) n'est possible sans une régénération du sol, au retour à une harmonie cosmo-tellurique. Ceci n'est pas une vue de l'esprit mais un constat, un vécu au quotidien. Or le travail du sol, certes extrêmement important, et l'apport de compost, ne peuvent, à eux seuls, ré-gé-né-rer !

L'ensemble des maladies qui touche la vigne, plante, oh ! combien symbolique dans la culture occidentale, résulte de cette dégénérescence. Les causes en sont multiples bien sûr et il n'est pas nécessaire de les rappeler ici. 
En effet, aucun être vivant, champignon, bactérie, papillon, virus, etc. ne peut se développer de façon anarchique et devenir ainsi un parasite, s'il ne rencontre, en un lieu donné et à un moment déterminé les conditions favorables à son développement anarchique, c'est une grande loi naturelle et qui ne souffre aucune exception. Ces conditions peuvent avoir des causes multiples, météorologiques, climatiques ou mauvaises façons culturales. Mais lorsque l'on fait l'historique de l'apparition d'une maladie ou d'une parasitose, il y a immanquablement une cause première.

Notre propos est de vous dire que cette situation n'est pas dramatique en soi et que des solutions existent. Il convient toutefois de bien préciser que ce n'est en aucun cas une nouvelle méthode, une de plus, mais une Nouvelle agriculture, laquelle répond à l'évolution de notre planète et concerne donc tout autant le céréalier, que l'éleveur en polyculture le vigneron, l'arboriculteur, que le maraîcher, etc.

Notion de globalité -
L'approche biodynamique se veut dynamique et globale. 
Nous travaillons sur les processus vitaux qui sont à l’œuvre dans le sol mais sans pour autant apporter des quantités de matière, fusent-elles d’origine organique. 
L'agriculture, de tous temps, a toujours été, par essence, très liée au développement humain. Est-ce l'agri (culture) qui a apporté le développement de la culture ? Ou est-ce la culture, l'évolution de l'humanité qui a fait évoluer     l'agricole ? 

 

Quelques mots sur le réchauffement climatique -

En détruisant la vie microbienne, le glyphosate s'oppose à la séquestration du carbone et contribue ainsi au réchauffement de la Terre, alors que la biodynamie quant à elle a l'effet totalement inverse en favorisant l'humification des sols.

C'est cette agriculture qui est réellement dans le sens de l'Histoire

Bouturage et greffage

 

 

Bien que le bouturage soit moins qualitatif que le marcottage, il présente néanmoins un certain intérêt dont celui notamment, et non des moindres, d’utiliser des bois de la parcelle.

 

Prélèvement et mise en terre –

            Pour la coupe des boutures et leur mise en terre, il faudrait choisir des dates-lumière, où les planètes Vénus et Jupiter, mais aussi Mercure et la Lune, concernée par ce processus, se trouvent si possible devant les constellations Gémeaux et Balance, voir Verseau.

Comme ce cas de figure se présente rarement, nous avons évoqué plusieurs facteurs possibles.

 

            7éme bourgeon étant le plus fructifère, on peut imaginer que le pivot va se créer à partir de ce bourgeon.

 

            Donner le coup de sécateur juste au dessus du 6éme bourgeon, ainsi seront mis en terre les 7éme, 8éme et 9éme bourgeon.

 

Le principe est :

            Prélèvements des boutures en Lune montante, le matin, en jour fruit, et l'idéal est en Sagittaire, soit le 18 mars 2020

 

            Planter en Lune descendante, l’après-midi, en jour fruit et donc en Lion, soit le 5 avril 2020

 

 

            Pour la régénération des fruitiers, nous recommandons depuis longtemps de privilégier la culture des porte-greffes à partir des graines, étant donné qu’on ne peut engager un processus de régénération décisif que par le biais de la date des semis.

 

           

            Volume de bois et réserves –

            Par ailleurs, la faible quantité de bois donc de réserves va induire une « forçage » à la 500 P pour développer un bon système racinaire.

 

            Plantation verticale et non horizontale. En effet en plantant horizontalement les systèmes qui seront issus des yeux resteront en surface.

 

            Dans le « Cours » au sujet des arbres fruitiers, Steiner parle de cette masse de racine, si on prélève un œil ne va-t-on pas couper une partie des racines de l’œil, de la semence qu’est le bourgeon ?

 

Photo avec 500p

            Trop de matière, une masse de matière mais absence de pivot !!!

            Fondamentale, nous aurons des plantes trop terrestre, alors que la vigne est une plante de lumière, de chaleur de coteaux !! On recherche le spirituel, par son pivot elle se rapproche du centre de la terre, de son moi !

 

De plus, avec un sarment bien aoûté, la jeune plante aura une réserve de nutriments beaucoup plus importants pour la création de son système racinaire !

 

Ajouter un grain de blé pour les auxines

Ne jamais apporter de Compost de bouse sur « un semis » !! 

 

Sécheresse -

            En cas de sécheresse importante et afin de limiter l'arrosage, on peut pulvériser, le soir, tout autour du verger, la préparation "Bouse de corne" ou Compost de Bouse Maria Thun, afin de stimuler la formation de rosée.

 

L'influence de la Lune ascendante -

            Ces dates sont favorables pour couper les greffons ou pour greffer car, dans ce cas, nous avons besoin des forces ascendantes du Soleil, de la Lune et des planètes. Les périodes favorables sont toujours indiquées dans le calendrier.

 

            Si possible, en phase ascendante également pour les autres planètes.

                        ex. Pommier                Jupiter          c'est long

                                    Prunier            Saturne                  "

           

            Par contre Mercure c'est beaucoup plus rapide.

 

            La coutume traditionnelle, qui veut que l'on attache un grain de blé à une bouture avant de la mettre en terre n'est pas seulement en rapport avec les substances de croissances que nous connaissons (les auxines), mais aussi avec les radiations dues à la germination. (cf Walther CLOOS p.119)

 

            acquise concerne non seulement les attaques cryptogamiques et virales, mais aussi les parasites, et de façon notable (Chaboussou – La trophobiose)

 

            A garder bouture d’œil

 

Pour la plantation des boutures -

 

            Lune descendante et Soleil-Poissons (cf. Calendrier 1989)            

          

            Fleurs - Lune-Gémeaux - Soleil-Poissons (Rosiers, cactées, saules marsault).

          

            Plantes fruits - Jours fruits  Sagittaire ou  Lion.

 

Buis – Boutures :

            Les couper en Lune montante en Poissons

            Si possible Soleil-Verseau

            A conserver dans la cave dans du sable humide.

 

Plantations :

            En Lune descendante et Soleil-Poissons

            Lune Cancer ou Scorpion

 

Pralinage :

            Bentonite

            Bouse de corne

            Cendres de bois

 

Le 9 mai 1992 plantation de bouture.

            Enterrer la bouture de ½ ou au moins 3 cm après avoir retiré l'écorce et fendu la tige.             Couper la bouture au lever du Soleil et  la placer dans du sable humide à la cave.

            En 1991 sur 42 boutures 27 ont repris soit 70 %.

 

            Soleil devant le Bélier, c'est-à-dire du 19.4 au 13.5             Lune ascendante Jour fruit , si possible, Sagittaire de préférence.

           

            Toutefois, la bouture est à privilégier de par le fait qu'elle va développer, en place, son système racinaire et de plus en bio-dynamie, alors que l'on va greffer, certes un vieux cep, mais avec quelle qualité de système racinaire ?

 

            Praliner les boutures et mettre en terre en fin de journée. Avant la plantation, effectuer 2 Bouses de corne à 20 mn d’intervalle suivies d’un léger griffage.

 

            Lune descendante et Soleil-Poissons (cf. Calendrier 1989)

 

 

Greffage –

 

            Lorsque le Soleil devant le Bélier (Aries) c’est-à-dire du 19.4 au 13.5

                       

            En Lune ascendante et un jour fruit. En Sagittaire de préférence.

 

 

            Ces dates sont favorables pour couper les greffons ou pour greffer car dans ce cas, nous avons besoin des forces ascendantes du Soleil, de la Lune et des planètes.

Si possible, en phase ascendante également pour les autres planètes.

 

            Fleurs – Lune-Gémeaux – Soleil-Poissons (Rosiers, cactées, saules marsault).

 

            Plantes fruits – Jours fruit Sagittaire ou Lion

 

La complantation -

 

            Repiquer, racotter, complanter, entre-planter, rétablir ces verbes désignent tous le même chose : remplacer les manquants dans les vignes.

            Généralement, les remplacements cessent huit à dix ans après la plantation, lorsque la vigne est installée. Une plantation nouvelle coûte cher et elle ne porte pas de fruits avant le troisième feuille. A l’opposé, la complantation n’occasionne que peu de frais.

 

            Le marcottage est la manière la plus simple de procéder.

 

            Le repiquage de greffés-soudés reste le plus fréquent.

 

 

ROSIERS –

Greffer en Lune Verseau

 

                       

.

            Boutures d’œil

 

            Si le principe de la bouture d’œil est très ancienne et présente des avantages certains elle présente néanmoins un inconvénient majeur qui est la transplantation pour sa mise en terre. Cette opération entraine obligatoirement la destruction de la racine séminale.

 

            Que ce soit avec une bouture classique ou d’œil, le principe est le même, il y a eu une « naissance » en un lieu donné et on ne peut déplacer ce nouvel être sans rompre les liens qui ont été créé.

 

            Il est bien connu des forestiers que les plus beaux chênes, avec la meilleure longévité, sont ceux issus d’un gland mis en terre par des geais !

 

            Pour les noyers il est de même, les plus beaux sont ceux issus d’une noix mise en place.

            Toute transplantation détruit, tout ou partie la racine séminale privant la plante de la possibilité de se relier à son Moi situé au centre de la Terre !

 

            De plus toute transplantation risque de modifier les polarités (nord/sud/est/ouest) établies au moment de la naissance de la plante. Ceci est bien connu des anciens pépiniéristes et des paysans !

 

Quasi-absence totale de racine séminale –

            Contrairement à tous les arbres forestiers, à tous les fruitiers, la vigne n’est plus issue d’une graine la seule à être en mesure de développer une vraie racine séminale.

 

Bien sur l’œil/bourgeon/semence va produire une racine mais laquelle sera détruite lors de son arrachage dans la pépinière, en plein champ et, sans compter le fait que pour faciliter les plantations et éviter que les racines ne se « retroussent » lors de la mise en terre du greffé soudé, les racines sont rabattue à 5 cm de moyenne !

 

Il ne reste donc plus aucune trace de cette racine si importante pour la pérennité de la plante. Dans "Eléments d'ésotérisme" p. 38, R. Steiner nous indique "que chez la plante l'organe de l'orientation se trouve au bout de la racine". Précédemment, p. 37 et au sujet des grains d'amidon contenus dans les cellules, il dit que la "plante pousse dans la verticale parce qu'elle sent l'orientation de la gravité. Les grains d'amidon sentent la gravitation".

           

Le chaos dans la graine –

            Dans la 2éme conférence du « Cours aux agriculteurs » Rudolf Steiner nous dit : … Disons que nous mettons en terre la graine d'une plante quelconque : nous avons alors dans cette graine l'expression, l'empreinte de tout le cosmos à partir d'une direction cosmique quelle qu'elle soit. Là-dedans, la constellation entre en l'action ; par là, la graine reçoit sa forme déterminée. Et à l'instant où la graine est transférée dans le domaine terrestre, l'extérieur de la terre agit très fortement sur elle et à cet instant elle est pénétrée de l'aspiration à renier ce qui est cosmique, à foisonner, à pousser dans toutes les directions possibles, car ce qui agit au-dessus de la terre ne veut en fait pas maintenir cette forme. »

 

Tourbe –

Une pratique consiste à l’utilisation de tourbe qui matière organique morte liée à la Lune alors que la naissance d’un nouveau cep de vigne se doit d’avoir lieu dans une ambiance de lumière.

 

            Tout cela confirme que le marcottage qui est de nouveau une solution d’avenir pour les remplacements bien sur !

 

 

 

Sélection dite en entonnoir –

           

1 - Prélèvement des boutures –

            Attention à bien effectuer les silices après vendanges. En effet, un des critères premier pour la sélection massale est la qualité de l’aoûtement des bois. Attention à ne pas choisir des ceps ayant trop de vigueur avec des feuilles type feuilles de choux. Les pieds choisis doivent présenter une bonne maturation du feuillage.

 

Dates favorables pour : 2009

 

            Les 3, 4 et le 5 février jusqu’à 15 heures

Les 19 (à compter de 11 heures) et les 20 et 21 février.

e 21 est le plus favorable grâce à un trigone chaleur.

 

            Prélever les boutures au lever du Soleil.

            Le bourgeon le plus lié au fruit est le 7ème sur le sarment, on procède donc de la sorte.

            On compte les bourgeons depuis le talon du sarment et on sectionne juste au dessus du 5ème bourgeon. Le 2ème coup de sécateur sera 60/70 cm plus loin juste avant le dernier nœud.

            Couper juste au dessus du 5ème bourgeon fera que la partie de mérithale située avant le 6ème bourgeon permettra de mieux "ficher" en terre la bouture.

                       

            Une bouture longue présente les avantages suivants :

         - La jeune plante herbacée sera plus éloignée du sol, de la sphère des champignons.

            - La végétation se palisse comme celle des plants voisins.

            - Les feuilles s'étalent tout de suite au soleil et ne sont pas gênées par les herbes.

            - Lors du chaussage, les jeunes pousses ne seront pas enterrées.

 

            Sélection dite en entonnoir –

            La sélection se fait tout au long de l'année et à chaque grand stade phénologique.

            Choisir des bois avec les entre-nœuds les plus longs.                     

            Ne pas prendre de gros sarments s’enracinant moins facilement et poussant plus à bois qu’à fruit, laisser aussi de côté les sarments grêles qui se dessèchent rapidement.

           

            Débourrement -

            Ne pas choisir des ceps qui débourrent trop tôt.

 

                       

            Floraison -

                        Idem que précédemment.

 

            Nouaison -

              Ne pas choisir des ceps sujets à la coulure ou au millerandage.

 

                        Aoûtement -

                        Choisir les ceps qui aoûtent les premiers, c'est-à-dire chez qui le processus chaleur-fruit est fort et qui sont exempts d'excoriose.

 

            Véraison -

                        Idem que précédemment.

            Les ceps seront marqués, avec une ficelle bleue, par exemple, dès le débourrement. A ce stade, la sélection peut être large. Par contre, lors des différents stades phénologiques, si des ceps ne réunissent pas les critères recherchés, le marquage (ficelle bleue) sera retiré et le cep exclu de la sélection.

            En janvier, sélectionner et marquer les ceps, afin qu’ils ne soient pas taillés par erreur avant les prélèvements de bois. De plus, cela présente l’avantage  d’offrir un dernier point de sélection, la qualité des bois à la sortie de l’hiver, afin de ne multiplier que des ceps présentant le maximum de qualité.

 

            Si possible, ne prélever que sur des ceps en bio-dynamie depuis 3 ans au moins (cycle complet).

 

            Conservation -

            On conserve les boutures dans du sable siliceux humide, dans une pièce fraîche (cave) et après avoir trempé la partie supérieure dans de la cire, afin qu’elles ne se dessèchent pas.

            La cire à cacheter convient très bien.

 

 

2 - Plantation des boutures -

 

Dates favorables pour : 2009

 

            Les 8, 9 et 10 mars

            Le 9 est le jour le plus favorable grâce à une opposition chaleur.

           

            Pralinage -

            Praliner la totalité de la bouture, sauf les 3 yeux terminaux, à l'aide de l'enduit bio-dynamique mis au point par Maria THUN - (cf. Calendrier des semis). La partie en terre pour favoriser la formation d’un puissant système racinaire et la partie aérienne pour nourrir cette terre élevée.

 

            Dans un tonneau en bois, verser :

            10 kg de bouse de vache        

            10 kg d'argile

            2,5 kg de poudre de basalte

            2,5 kg de cendres de bois

            1 litre de petit-lait.

 

            L'ensemble sera brassé pendant une heure avec la pelle, c'est-à-dire dynamisé. 

         On peut conserver la pâte dans un endroit sombre et frais et on pourra l'utiliser pendant plusieurs semaines.

         Dans la mesure du possible, effectuer le pralinage la veille afin qu’il sèche un peu pendant la nuit, ce qui facilitera la mise en terre. Pas de bouture coulante.

 

                        Plantation -

            Planter l'après-midi, si possible.

                        Mettre 2 yeux en terre.

 

            Effectuer l'opération avec un plantoir, afin de préserver le pralinage. Ne pas oublier ensuite de donner un coup de plantoir en biais pour coller la terre à la bouture.

 

            Contre le 2ème œil en terre, c’est-à-dire, celui le plus près de la surface du sol, il est souhaitable d’y déposer un grain de blé. « Si l’on sème une graine mûre au printemps, elle commence d’abord par gonfler sous l’influence de la chaleur et de l’humidité et, après quelques jours, la première chose qui apparaît est la radicule. Cependant, avant que la radicule ne sorte, un phénomène important a lieu dans la substance nutritive de la graine. L’amidon et les protéines ont changé leur état de structure minéralisée et sont retournés à l’état gélatineux.

            Le nouvel état gélatineux de la graine en train de germer a une grande ressemblance avec l’état laiteux, mais il n’est pas, cette fois, suivi de mûrissement. La substance nutritive de la graine se désintègre pendant la germination, en eau, dioxyde de carbone, ammoniaque et sels. Nous n’aborderons pas ici la façon dont les stades intermédiaires de cette désagrégation affectent la plantule.

            Ce processus de désintégration progressif de la substance nutritive et la croissance de la racine qui y est associée, s’accompagnent d’un phénomène qui n’est pas visible extérieurement. La graine en train de germer émet des radiations. L’existence de ces radiations provenant de la germination et de la croissance, ont été découvertes par des tests biologiques et physiques. Le premier scientifique à décrire cela avec précision fut le savant russe Gurwitsch.

            Ces radiations sont étroitement liées aux rayons ultraviolets en ce sens qu’elles peuvent traverser les cristaux de quartz, mais pas le verre ordinaire. Elles ont un effet favorable sur la croissance des autres organismes vivants et sur les organes des plantes.

Il est probable que la coutume traditionnelle d’attacher un grain de blé à une bouture avant de la mettre en terre, n’est pas seulement en rapport avec les substances de croissance que nous connaissons (les auxines) mais aussi avec des radiations dues à la germination.

            Ainsi nous voyons, dans les processus qui ont lieu entre l’état laiteux et la germination, un véritable reflet de ces autres processus que nous rencontrons dans le monde minéral avec les composés radioactifs ». Walther Cloos (La Terre organisme vivant).

 

            En confectionnant un badigeon assez épais, il serait plus facile d’y faire adhérer les grains de blé. Ceux-ci ne doivent pas être enterrés à plus de 2 cm.

 

            Préparation Bouse de corne -

            Avant la plantation, effectuer, si possible, 2 Bouses de corne à 20 mn d’intervalle suivies d’un léger griffage.

            Faire une 3ème Bouse de corne lors de la plantation, le fait de bouger la terre avec le plantoir tient lieu de griffage.

 

            Jusqu'au 14 juillet, il est indispensable de faire des pulvérisations de bouse de corne supplémentaires au pied de la bouture, afin de faciliter un bon développement racinaire.

 

 

            Buttage –

            Buter la bouture, à la main « … tout ce qui se soulève au-dessus du niveau normal présente une tendance à une vitalité supérieure, à s'imprégner de vie éthérique. » cf. le Cours aux agriculteurs - R. Steiner.

 

            Marquant –

            Mettre un marquant de chaque côté pour le passage de l’intercep. En effet, la terre qui se trouve autour de la bouture ne doit en aucun cas être bougée de crainte de briser le chevelu racinaire en voie de formation.

 

           

            Arrosage -

                        Si la parcelle est sur sable, ou si le printemps est sec,  il est nécessaire d'arroser tous les 10 jours au risque de voir les jeunes pousses se dessécher en absence de pluies régulières.

 

            Prix de revient –

            Le prix de revient d’un pied pour remplacement est évalué à 5 euros environ, en tenant compte des pulvérisations de Bouse de corne supplémentaires et faites au pulvérisateur à dos.

 

            En respectant ces indications, il est très aisé d'obtenir de très bons plants de remplacement bien adaptés à la parcelle.

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